Conserver facilement ses légumes en faisant du bien à son microbiote et son portefeuille
Voici un article dédié à toutes les personnes qui, comme moi, ne se sentent pas forcément douées en cuisine et n’y connaissent pas grand-chose aux techniques de conservation ou aux vieilles recettes de grand-mère. Vous pouvez lire ce qui suit de manière totalement décomplexée : je pars de très loin dans ces domaines, et si j'ai réussi, vous le pouvez aussi !
Il y a quelques années, sur le marché de Rostrenen ( petit village de la Bretagne intérieure, dans les Côtes-d’Armor), j’avais croisé un stand de légumes lactofermentés qui proposait aussi des ateliers. À l’époque, malgré les nombreuses publications sur internet vantant leurs bienfaits, je n’avais pas osé franchir le pas. Cela me semblait complexe, et j’avais des doutes sur le goût.
Cet hiver, guidée par l’envie profonde de mieux me nourrir à moindre coût, j’ai enfin sauté le pas. Après avoir hésité devant le prix des bocaux en magasin bio, j’ai préféré l’action simple et locale : un chou rouge à moins de 2 € (depuis, nous en avons planté au jardin !), un peu de sel, et une recette glanée sur internet.
Le résultat ? Une révélation, et plusieurs excellentes surprises :
-
Une économie imbattable : Avec un seul chou, on remplit deux bocaux d’un litre. Difficile de faire plus accessible pour nourrir son corps.
-
Une simplicité déconcertante : La recette a fonctionné dès le premier essai.
-
Une conservation exceptionnelle : Les bocaux se gardent des mois, et même une fois ouverts, ils se conservent plusieurs semaines au réfrigérateur.
- Un plaisir gustatif : Le chou rouge devient d’un violet vibrant, acidulé et délicieusement croquant.
Moi qui ai toujours le cœur serré à l’idée de gaspiller ou de voir un légume s’altérer dans le bac du réfrigérateur en perdant ses précieuses vitamines, j’ai trouvé l’antidote parfait. Ici, c’est tout l’inverse : le temps devient notre allié. Plus on laisse la vie microbienne œuvrer, plus les bonnes bactéries (les fameux probiotiques) se développent pour le plus grand bonheur de notre microbiote.
Ma méthode pas-à-pas (sans chichi, ni matériel complexe)
Voici comment je procède, en toute simplicité :
-
La découpe : Émincez vos légumes en lamelles au couteau (inutile que ce soit extrêmement fin).
-
Le dégorgement : Mélangez-les avec du gros sel marin gris (idéalement récolté localement, non raffiné). Laissez dégorger au moins 1 heure pour faire sortir l’eau de constitution des légumes.
-
Le tassage : Remplissez votre bocal propre couche par couche, en tassant très fermement avec le poing ou un pilon. Le secret réside ici : les légumes doivent être entièrement immergés sous leur propre jus pour éviter tout contact avec l’oxygène (milieu anaérobie). Note : si le légume ne rejette pas assez de jus, on peut ajouter un peu de saumure (eau de source non chlorée et sel à hauteur de 2 à 3%), mais avec le chou, le tassage suffit généralement.
-
La fermeture : Utilisez un bocal à joint de caoutchouc (type Le Parfait). Nul besoin de poids sophistiqué si vous tassez bien et laissez environ 2 cm d’air sous le couvercle.
- La patience : Laissez fermenter au moins 3 semaines à température ambiante.
Le petit conseil pratique : Placez une assiette ou un plat sous vos bocaux les premiers jours. La fermentation produit du gaz carbonique qui va pousser le liquide à s’échapper légèrement du bocal, même fermé. C’est le signe que la vie s’active à l’intérieur !
À vous de tester et de vous lancer si ce n’est pas déjà fait ! C’est une merveilleuse manière de se réapproprier notre alimentation avec trois fois rien.
Graine Sauvage 🌱 Revenir à l’humus pour être véritablement humain et toucher au sacré.