Être autonome alimentaire et nourrir sa pleine santé

Pourquoi le végétalisme sauvage et local est un rempart anti-inflammatoire abondant et efficace, loin des notions de pénurie !

La bonne nouvelle de cette approche de souveraineté, c’est qu’elle ne vient pas uniquement répondre à une envie profonde de reconnexion à la nature et de respect du vivant, elle vient également répondre à notre besoin organique d’une alimentation alcalinisante face à des pratiques omnivores qui peuvent être acidifiantes.

 

Alors soyons clairs dès le commencement : il y a des régimes omnivores qui sont très équilibrés et des régimes végans qui sont, de leur côté, très déséquilibrés s’ils sont à base de simili-carnés ultra-transformés et de consommation déraisonnée de sucre et de graisse.

 

L’alimentation que nous exposons ici se veut naturelle, la plus locale possible avec une bonne part de fruits et légumes du jardin ou de la nature.

 

Dans ce type de nourriture, les nutriments sont bien plus présents qu’ailleurs et donc d’autant plus biodisponibles, car ils n’ont pas subi de trajet, de stockage ou de manipulation, et sont adaptés au sol là où nous vivons nous-mêmes, donc adaptés à notre corps. La saisonnalité va dans cette même logique.

 

Si l’on dépasse les peurs de manquer et de tomber malade, tout est là, à nos portes, à portée de main, et nous ne savons plus le voir véritablement. Nous sommes tellement conditionnés (et notre palais aussi) à un type de nourriture qu’il nous demande un véritable effort d’essayer d’autres aliments, de sortir de notre zone de confort.

 

Cela peut paraître fou, mais il nous faut véritablement de la volonté pour pouvoir manger sain, local ou sauvage. Notre cerveau n’est pas forcément notre allié dans ce parcours parce que lui, il cherche ce qui est connu et qui lui semble ainsi le plus sécure. Les changements, il n’aime pas trop ça et il va tout faire pour que nous revenions à nos habitudes jusqu’à ce que la plasticité neuronale entre en jeu et que de nouvelles routes se créent, installant de nouvelles informations qu’il pourra alors intégrer sans plus mettre de bâtons dans les roues des actions que nous souhaitons mettre en place pour notre bien-être général et la cohérence entre nos envies et nos actes.

 

Minute science :

L’efficacité de cette approche repose sur trois piliers physiologiques concrets.

 

Tout d’abord, l’équilibre acido-basique : si notre pH sanguin reste stable, une alimentation riche en végétaux bruts et sauvages limite la charge acide rénale (indice PRAL), épargnant ainsi nos réserves minérales.

 

Ensuite, la densité nutritionnelle : un produit sauvage ou local, sans stockage ni transport, conserve l’intégralité de ses vitamines et antioxydants, garantissant une biodisponibilité maximale que le corps reconnaît et assimile sans effort. Consommer un aliment qui a poussé sous le même ciel que nous et à la même saison transmet une "information" biologique cohérente à nos cellules. Cette synchronisation avec le vivant réduit le stress biologique (cortisol), un des principaux moteurs de l'inflammation.

 

Enfin, la neuroplasticité explique nos résistances : notre cerveau privilégie les circuits neuronaux du “connu” par économie d’énergie. Changer d’habitude demande une volonté initiale réelle, le temps que de nouvelles connexions synaptiques se créent. Adopter les trésors de la flore bretonne ou les produits sauvages, c’est offrir à notre métabolisme une information originelle, hautement assimilable, prouvant qu’avec peu, mais avec la justesse du vivant, l’abondance nutritionnelle est à notre portée.

 

Au sujet de l’inflammation chronique, elle est souvent le résultat d'un stress oxydatif. Les plantes sauvages (ortie, pissenlit…) et les baies sauvages développent des molécules de défense (polyphénols) bien plus concentrées que les plantes cultivées. Ce sont des antioxydants naturels.

 

Un régime omnivore moderne est souvent pro-inflammatoire à cause d’un excès d’Oméga-6. Le végétalisme souverain mise sur les sources locales d’Oméga-3 (graines, algues…)

 

Manger local et sauvage demande moins d'effort de détoxification au foie (absence de pesticides de synthèse, d'additifs des simili-carnés). En simplifiant l'assiette, on libère de l'énergie. Ce n'est pas ce que l'on ajoute qui soigne, c'est ce que l'on arrête d'infliger au corps. La pleine santé, c'est l'abondance d'énergie retrouvée grâce à la simplicité.

 

Alors non, manger local et sauvage n’a rien à voir avec la pénurie ou un régime alimentaire par défaut. C’est juste en faite la base d’un bon sens que nous avons perdu tellement nous nous sommes laissé endormir par la facilité et perdre dans une forme de modernité qui nous épuise physiquement et moralement (voir mon article précédent).

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