"Le sauvage et le local, c'est bon en temps de guerre !"

Ou comment nous sommes conditionnés dans nos choix par la force de l'inconscient collectif

Hier, je tapais mon premier article pour expliquer ma démarche et mon envie de me nourrir avec ce qui m’entoure, afin de me détacher des produits industriels vides de vie et de vitalité.

J’ai dormi depuis, et ce matin je suis tombée sur une émission en ligne traitant des bienfaits de l’ortie (épisode Métamorphose avec le docteur Charrié). Il a mis le doigt sur un conditionnement qui fait sens au niveau collectif : utiliser son environnement comme ressource nous renvoie, dans notre histoire, à des périodes sombres de disette où il fallait “faire autrement” pour survivre. La chicorée, l’ortie ou le pissenlit ont ainsi gardé cette connotation de “nourriture de pauvres”. Elles ne retrouvent de l’intérêt à nos yeux qu’une fois maîtrisées en gélules, pour des cures saisonnières vendues à des prix manquant souvent de bon sens.

Je trouve le défi intéressant, car mon but est justement d’observer ce qui nous empêche d’être vraiment souverains et, a contrario, ce qui nous pousse à devenir dépendants des grands laboratoires ou de la grande distribution. Là, on touche à quelque chose de profond, de l’ordre de la peur : peur de manquer, de mourir de faim, de devoir “sucer des racines” à même la terre pour survivre… Nous ne sommes pas loin de la “soupe au caillou” de nos contes d’enfants qui, mine de rien, nous effraient depuis notre plus jeune âge.

Ainsi, l’abondance de la nature est devenue obsolète, remplacée par l’image d’une terre qu’il faut travailler dur et maîtriser pour cultiver, tandis que les plantes sauvages se sont transformées en “mauvaises herbes” à arracher… Alors, entrer dans un hypermarché ressemble à l’ouverture de la caverne d’Ali Baba : une surabondance folle à des prix dérisoires pour certains produits. Pourquoi remettre en cause cette modernité qui nous facilite la vie ? Parce qu’elle nous enferme dans une logique de dépendance totale à un système qui, loin de nous nourrir vraiment, nous rend malades. Mais ne nous affolons pas : ce même système nous proposera la solution médicamenteuse comme béquille.

Nous vivons d’ailleurs en France une perte de suivi médical qui me laisse présager l’émergence d’un nouveau paradigme. Je lance l’idée : et si l’on laissait un système de santé se dégrader au fil des années pour finir par proposer une “super technologie” révolutionnaire capable de soigner tous ceux en errance médicale ? Qui refuserait une telle proposition ? Cela n’est pas sans rappeler la distribution massive de certains traitements expérimentaux en 2020… Mais bref, je m’éloigne de mon sujet alimentaire !

Revenons à notre ortie. Elle est pour moi l’emblème de la désinformation et de notre perte de sagesse face à la nature. Elle est devenue, au pire, hostile et, au mieux, utile en cas d’extrême recours. Pourtant, elle incarne la force même de l’abondance et de la résilience si nous lui laissons la place d’exister sans vouloir tout contrôler. Au niveau sociétal, nous avons fait des choix à l’encontre du bon sens : monoculture, déforestation, usage massif d’intrants chimiques… Pourtant, un écosystème respecté donne des fruits et légumes à foison. Il suffit de regarder du côté des forêts nourricières, de la biodynamie, de la permaculture ou, tout simplement, vers le peu de nature sauvage qu’il nous reste et ceux qui cherchent à nous transmettre cette connaissance perdue.

Voilà tout ce que m’a inspiré cette nuit et ce réveil matinal. Comme je l’écrivais précédemment, je pars moi-même de si loin que j’ai l’impression de devoir tout déconstruire. Écrire ici m’aidera à tenir le cap. L’écriture a souvent été un phare dans ma vie, me permettant de me décharger de mes fardeaux et de manifester le meilleur. “Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles” (Oscar Wilde… Tiens, “Wild” comme sauvage ?). Enfin dans la version plus juste “Il faut viser les étoiles pour s'assurer de décrocher la lune” parce que la lune est bien plus proche de nous que les étoiles. Mais bon, les plus observateurs d’entre nous ont l’habitude que tout soit inversé dans notre monde …

Ce sera tout pour le moment, mais je reviens très vite pour une première recette “Bonne mine” inspirée d’une tendance insta actuelle. J’ai décidé de suivre ce qui entre dans mon écran personnel pour le redistribuer à ma sauce : 100 % bretonne, sauvage et souveraine. Il faut trouver de la joie dans ce que l’on transmet pour que cela prenne sens et nous mène à une véritable métamorphose intérieure.

La nature nous offre une abondance infinie, il suffit de réapprendre à la voir.

À suivre…

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.