La souveraineté alimentaire : Entre vitalité et bienveillance intérieure

La souveraineté alimentaire n'est pas un dogme rigide de plus. Cultivons la joie !

Sur le chemin de la souveraineté alimentaire, on rencontre différents courants très intéressants si nous cherchons à développer santé et vitalité. Les sujets pullulent sur internet et chaque expert y va de son conseil, mais la tendance est tout de même à la contradiction. Un jour, on entend qu’il faut manger très végétal ; un autre, que ce n’est pas la solution car il y a beaucoup d’antinutriments dans les végétaux empêchant l’absorption de ce dont notre corps a besoin. Un jour, le sport est indispensable à une bonne santé ; le lendemain, il stresse le corps qui libère alors trop de cortisol, ce qui aura un impact sur notre digestion et le stockage des graisses… Bref, difficile de savoir ce qui est réellement bon pour nous.

Déjà, nous pouvons remettre l’église au milieu du village : tous les conseils entendus restent généraux et il n’existe pas un “régime” alimentaire bon pour tous. Nous sommes invités à essayer, à tâtonner, à écouter notre corps, notre forme, notre joie, pour voir ce qui nous convient ou non. Le meilleur curseur reste la légèreté et le niveau d’énergie. Une nourriture qui nous fatigue, nous ballonne, ne nous met pas en joie ou nous frustre… n’est pas une nourriture qui nous convient !

Parfois on s’entête parce que c’est le régime à la mode (jeûne intermittent, cétogène…), mais force est de constater que les résultats promis (perte de poids, santé…) ne sont pas toujours au rendez-vous. Il n’y a, en fait, pas de “régime” miracle. Nous sommes tous différents avec nos histoires, nos forces et nos faiblesses métaboliques.

Ceci dit, lorsque nous décidons d’adapter notre alimentation pour être en accord avec nos valeurs et notre environnement, cela peut être très contrariant que notre corps ne suive pas de manière enthousiaste nos aspirations profondes : ne pas manger d’animaux, vivre le plus frugalement possible, prélever uniquement les fruits offerts par la nature, manger plus sauvage…

Sur nos corps très conditionnés et habitués aux produits industriels prédigérés, revenir à une alimentation brute peut causer quelques désagréments et désordres digestifs. Notre microbiote appauvri peut avoir bien du mal à digérer toutes les fibres que nous lui donnons, par exemple. Le bon sens réside dans la progression : il ne s’agit pas de tout changer radicalement du jour au lendemain, mais plutôt d’apporter des petites touches de nouveauté afin que notre corps s’habitue et développe toutes les bonnes bactéries qui nous permettront ensuite d’élargir notre variété. Le chemin peut être long selon les excès passés et les différents traitements plus ou moins chimiques que nous avons fait subir à notre organisme. Il s’agit alors de rester bienveillant envers soi-même et surtout patient et persévérant.

Sans compter que manger une alimentation dite saine alors que nous sommes stressés n’apportera pas les bienfaits attendus. L’équilibre se joue sur plusieurs plans (sommeil, mouvement, santé mentale, environnement…).

En ce qui concerne l’hygiène de vie générale, nous pouvons donc agir sur plusieurs leviers. Pour revenir au sujet de ce blog, l’alimentation, il y a encore un aspect à souligner : la rigidité. Toute alimentation qui nous isole et qui nous demande trop de contrôle est à adapter. Pour cela, il existe la règle du 80/20. Pour notre approche, cela donnerait : 80 % du temps je mange végétal, local, sauvage et vivant, et 20 % du reste, je m’autorise à sortir de cet équilibre. Je peux alors manger à l’extérieur chez des amis ou au restaurant, je peux me faire plaisir avec des aliments plus exotiques (bananes, café, chocolat…). Tout en restant ferme sur mes valeurs les plus profondes, comme ne pas manger d’animaux.

Cela permet de garder une vie remplie de surprises : invitations, envie soudaine de chocolat, repas festif, week-end de vacances… Sur une semaine, ce sont tout de même quatre repas “extra” qui n’auront aucun impact sur les bienfaits des autres repas. La répartition du 80/20 peut aussi se faire sur une journée, si vous avez besoin de petits plaisirs quotidiens. Sans oublier, tout de même, que l’alimentation végétale et locale ne manque pas de gourmandise. Souvent, il s’agit juste de rééduquer notre palais pour apprécier de nouvelles petites merveilles culinaires.

Je trouvais important d’écrire cet article avant de continuer mes partages, car on peut souvent se sentir perdu, voire “nul”, face à une nouvelle habitude que l’on souhaitait pourtant mettre en place, mais que l’on a abandonnée à la première difficulté rencontrée. Soyons doux avec nous-mêmes et, pas après pas, cheminons vers ce qui nous fait vraiment vibrer plutôt que de rester enfermés dans des conditionnements et des croyances qui nous éloignent bien souvent de notre puissance intérieure.

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